Il y a quelque temps déjà que l’on en entendait parler : les dunes. On y va boire un verre entre amis, manger sous les étoiles, dormir, petit déjeuner… Hier en fin d’après-midi des amis nous ont proposé de nous y emmener. C’est à un petit quart d’heure de Niamey, en direction du ‘resto sous les Manguiers’. Tout de suite après la barrière de péage au sud-ouest de Niamey on bifurque à droite. Au bout de 10 minutes de piste, On retrouve les 2 4x4 qui nous précédaient arrêtés sur le bas coté à quelques dizaines de mètres d’un groupe de cases. Petit conciliabule, certains commencent à partir à pied, d’autres prépare leur 4x4 pour du ‘ludique’. Nous tranquillement installés dans le Pajero des amis on essaye de deviner par ou on va devoir passer. A droite de la piste, des manguiers puis le fleuve Niger à quelques centaines de mètre ; à gauche, une végétation rare, des collines et du sable partout. Ce sera à gauche, le premier Toy prend de l’élan et part au milieu des buissons. On attend un peu, puis 2-3 minutes après on s’élance à sa poursuite.C’est vraiment très amusant, il n’y a aucune piste. Il faut se faire sa trace à vue, c’est un peu comme en rando à ski. Il faut monter. Par où ? A vous de choisir le meilleur chemin, ici, il faut faire un compromis entre le devers, le sable, la trajectoire la plus droite possible pour garder de l’élan. On a quelques difficultés à la montée. Jérôme n’avait jamais été dans le sable avec son gros jouet et ses connaissances de la conduite en 4x4 sont plutôt théoriques. Ce qui est beaucoup plus que nous qui nous contentons de lui apporter un soutien moral. Arrivée en vue du sommet des dunes, plus d’herbes, plus de cailloux, plus rien de dense sur quoi se reposer pour faire avancer notre grosse voiture. Les dames sortent pour laisser les hommes jouer un peu… avant de déclarer forfait et de demander à Boubé, un comptable nigérien qui nous regarde depuis quelques minutes le sourire aux lèvres, s’il peut nous expliquer comment sortir de là, voir même se mettre au volant et nous montrer. Jérôme passe sur la place du copilote, moi pour ne rien perdre de la leçon je monte sur le marchepied, accroché à la portière, Boubé nous fait une démonstration.
Nous étions un peu trop timoré avec l’accélérateur. Arrivé au sommet, on peut faire du thé avec l’eau du radiateur. Il fait un bruit de théière sur le point d’exploser. Normal. Et la fumée noire qui nous inquiétait en montant : « c’est très bon, c’est du diesel, ça DOIT fumer noir ». C’est mesquin, mais ça nous a fait du bien à l’ego de voir le chauffeur du troisième 4x4 (un vrai chauffeur du Parc National du W) être encore plus mauvais que nous !!! :-)


Les dunes c’est un peu de nature sauvage, sans rien d’autre que la glacière que nous avons prise avec nous, les 4x4 au bas des dunes, et le petit groupe de touriste (nous) qui en est descendu. Deux heures plus tard, à la nuit tombée, on laisse le petit groupe finir la soirée sous les étoiles. Nous rentrons sur Niamey, avec à l’arrière un Boubé qui aura profité du transport mais peut être pas du voyage ! Le malheureux est marié, il a 3 filles mais ça femme maintenant est une peu vieille (elle a 27 ans…mais ses grossesses l’ont vieillie prématurément [dixit B.]). Lui a 34 ans. Il cherche une seconde femme… Le débat entre Mélanie, Camille, Morgane et un Boubé sans le moindre soutien (Avec Jérôme, nous avons eu le cran d’adopter une position courageuse au coté de nos chères moitiés, celle de l’équité entre hommes et femmes, contre le choix de la polygamie. Et ce, malgré de fréquents appels à l’aide d’un Boubé débordé par les attaques qu’il essuyait. La perspective de passer le reste de la soirée en tête à tête avec nos moitiés n’a bien entendu comptée pour rien dans le choix de notre partir pris…). La discussion était intéressante. Après un premier mariage sans amour, il souhaitait se marier avec une femme qu’il aime (en l’occurrence seulement de 2 ans sa cadette – il ne la cherche pas, en fait il l’a déjà trouvée). Pour sa première épouse, une maison près de l’aéroport. Pour sa seconde épouse, une maison près du centre hippique à l’opposée de la ville. Bref, lui a son mariage d’amour. Sa première épouse reste sous sa protection, il continue à l’entretenir et lui laisse une certaine indépendance avec sa propre maison. Tout le reste a été pensé. L’emploi du temps : de 20h à 20h chez l’une puis les 24h suivantes chez l’autre. Il ne reste plus qu’un détail : il faut qu’il en parle à sa première épouse qui n’est au courant de rien. Mais elle sera d’accord. Pas de problème. Oui, car elle sera rassurée ! ( ?) Comme il a une nouvelle épouse, il n’a pas besoin de « sortir » pour se changer les idées… Ah, on en a des choses à apprendre ici … ;-) Cependant, la liberté de choix de la première épouse est toute relative. L’alternative est la répudiation, sans aucuns droits, elle perd la garde des enfants et retourne chez ses parents (s’ils veulent bien d’elle).

1 commentaire:
woua woua waou... le sable fin du désert... ça me rappelle des trucs!... bon, Eric, quand craques-tu pour un bon vieux Defender?...
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